Bijoux Boucledor | Création de bijoux en perles

BIJOUX EN ROSES VERITABLES

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Bijoux Boucledor : bonjour Jean-François, tu animes actuellement le site Roses-Bijoux, peux-tu nous en dire un peu plus à ton sujet ?

Jean-François Claudeville : bonjour Pascale et merci de ton intérêt pour Roses-Bijoux. J'ai aujourd'hui 63 ans (et oui déjà !), originaire de Bretagne je vis depuis 30 ans au soleil du sud de la France (Var).
Jusqu'à l'âge de 50 ans j'ai professionnellement exercé dans le domaine commercial et plus particulièrement l'encadrement commercial.
Bricoleur j'aime surtout travailler le bois. Mon hobby, ma détente, est donc depuis toujours le bricolage.

B.B. : tu es l'inventeur du procédé Roses-Bijoux, comment as-tu eu l'idée de créer cette technique exclusive ?

- A 50 ans je me suis retrouvé au chômage. A cet âge, impossible de retrouver un boulot identique. Mais ça a été ma chance ! Un jour en me baladant dans un marché artisanal d'un village de l'arrière pays provençal je tombe sur un stand d'artisan fort sympathique. Je discute avec lui et aperçois dans un coin derrière son stand une petite corbeille avec des fleurs "plastifiées".

L'artisan m'explique alors qu'elles ne sont pas à la vente. Ces fleurs "plastifiées" ne tiennent pas plus de 2 à 3 semaines. C'est un végétal, vivant, et elles pourrissent sous le traitement protecteur fait par lui. Intrigué je lui demande néanmoins de bien vouloir m'en céder 2 ou 3.

Le bricoleur qui est en moi est piqué de curiosité. Je rentre chez moi avec ces deux roses, je n'y connaissais rien en résines, ni en végétaux mais c'était plus fort que moi : le défi technique était lancé !

B.B. : peux-tu nous dire en quoi consiste cette technique exclusive ?

J.F.C. : grâce à cette période de chômage je me suis attelé à chercher une technique aboutie qui permettrait d'immortaliser ce magnifique bouton de rose. Quoi de plus beau qu'une rose ? Ce serait merveilleux d'en fixer la beauté tout en conservant au mieux son aspect si délicat ! Donc pas avec une technique de résine d'inclusion.

Deux ans ! Et oui deux ans d'acharnement avant d'enfin réussir. J'ai d'abord trouvé comment fixer la couleur du bouton, le sécher, puis enfin la technique qui offre le meilleur compromis : solidité/aspect délicat.
Au delà de l'investissement temps et avant d'en arriver là j'ai dû effectuer des centaines et centaines d'essais... Aujourd'hui, le procédé est parfaitement au point.

B.B. : as-tu essayé de créer des bijoux à partir d'autres fleurs que les roses ?

Pas vraiment car le succès a été tel avec les roses que je n’ai pas approfondi d’autres essais.
Toutefois cette technique peut être appliquée à toute fleur pourvu qu’elle ait un cœur dense et des pétales pas trop ouverts. Sinon il faut multiplier les couches à un certain stade technique et c’est au détriment de l’aspect délicat.

B.B.. : à ton avis, cette technique de création est-elle à la portée de n'importe quel débutant ?

J.F.C. : absolument ! C’est à la portée de toutes et de tous. L’artiste dans cette affaire c’est le bouton floral, pas nous. Nous nous contentons d’en fixer la beauté et cette technique est facile, simple.

Il suffit de savoir se servir d’une paire de ciseaux, de petites pinces et de savoir tremper les roses dans nos "potions magiques" dans l’ordre indiqué sur la brochure explicative.

B.B. : quelles sont les qualités pour réussir à créer des bijoux avec cette technique ?

J.F.C. : je dirai avec humour : savoir lire ! En suivant pas à pas ce qui est indiqué clairement dans la brochure tout le monde peut facilement "naturaliser" des roses.

Je vous apprends ensuite à monter ces roses en Breloques. C’est simple et aussi facile. Grâce à l’anneau brisé (ouvert) vous pouvez accrocher cette rose-bijou à n’importe quel montage existant (collier, boucles d’oreilles etc …).

B.B. : quel est le matériel et le budget nécessaire pour réaliser des bijoux avec la technique Roses-Bijoux ?

J.F.C. : l’outillage est basique : ciseaux, cuter, pinces, gants, bols plastiques (culs de bouteilles) pour faire les mélanges, un chauffage électrique d’appoint … vraiment basique.

Budget : En dehors des quelques euros pour l'achat du procédé, de l'outillage basique que chacun possède déjà probablement dans sa caisse à outil, y compris un petit chauffage électrique d'appoint que nous avons tous quelque part rangé dans un placard...

Pour démarrer l'activité il faut : des roses, quelques produits pour confectionner les "potions magiques" (avec lesquelles on va pouvoir traiter des centaines de fleurs), quelques apprêts (pièces de bijouterie fantaisie) pour le montage en breloque. Disons : autour de 50 à 80 euros.

B.B. : tu as exercé cette activité en tant que professionnel, peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

J.F.C. : oui j’ai exercé en tant que professionnel pendant 8 ans, et avec succès, jusqu’à ma retraite. Inscrit à la Chambre des Métiers des Bouches du Rhône puis du Var. J’exposais dans les foires artisanales de ma région. Obtenu un premier prix à un concours d’artisans. Je vendais aussi à travers un réseau de jeunes femmes qui pratiquaient la vente en réunion privée (style tupper-ware) et en dépôt-vente dans quelques magasins (coiffeurs, bijouteries fantaisie, magasins de souvenirs etc …).

B.B. : peut-on réellement gagner sa vie grâce à cette activité ?

J.F.C. : j’ai fort bien gagné ma vie en exploitant ce procédé. Bien mieux que en tant que cadre salarié !
J’y serai encore si je n’avais dû prendre une retraite "anticipée". C'était un travail vraiment agréable !

B.B. : est-ce indiscret de te demander la raison pour laquelle tu as cessé cette activité ?

J.F.C. : j’ai du arrêter à 60 ans après 8 ans d’exploitation. Retraite forcée pour raison médicale : accident de santé (tumeur rachidienne). Sinon j’y serais encore ! Car le travail est agréable et fort rentable.

B.B. : l'activité est-elle vraiment rentable si on ne peut cultiver soi-même ses propres fleurs ?

J.F.C. : absolument. Personnellement j’achetais mes fleurs en quantité chez un producteur de ma région. Prix de revient dérisoire à l’unité. Et j’avais aussi quelques rosiers nains sur ma terrasse. Le prix de revient d’une rose-bijou montée en breloque est faible, il y a une forte valeur ajoutée (multiplié par 10 minimum).

B.B. : quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui veut se lancer dans la création personnelle de bijoux à base de roses ?

J.F.C. : De faire des bijoux-roses avec de petites roses. C’est ce qui est le plus joli. (C’est aussi ce qui plaît le plus). La difficulté est de trouver des petites roses car en général elles sont produites pour les fleuristes : gros boutons. A part les roses que je montais en fibule les autres ne dépassaient pas 2 ou 3 cm en taille.

B.B. : et pour une personne qui souhaiterait en faire une activité professionnelle ?

J.F.C. : "pour chaque forte volonté, il y a un chemin". Personnellement je me suis auto financé. Les premiers bijoux-roses sortis, je les vendais sans difficulté autour de moi.

Puis j’ai fabriqué un stand basique en contreplaqué et j’ai exposé en foires artisanales. Je me suis offert ensuite un magnifique stand d’exposition une véritable petite boutique. Autofinancé au fur et à mesure des bénéfices engendrés.

B.B. : combien de personnes exercent cette activité de manière pro en France actuellement ?

J.F.C. : très peu ! D'autres "'artisans" ont essayé de copier le procédé. Mais soit ce sont des techniques d'inclusions (plus ou moins réussies), avec des résines d'inclusions, la rose est incluse dans un cube de plastique, soit les roses perdent leurs couleurs en 3 semaines, soit la solidité est médiocre.

A ma connaissance parmi ceux et celles qui ont déjà fait l’acquisition de mon savoir-faire, pour le moment 1 seul l’exerce professionnellement. Et avec succès !

B.B. : tu as donc créé l'ebook Roses-Bijoux afin de transmettre ton savoir à d'autres personnes car ne pouvant plus exercer toi-même.

J.F.C. : Oui pour transmettre ce savoir-faire, ce serait idiot de perdre cette technique ! Je ne le donne pas, je le vends… mais vraiment pas cher au regard des bénéfices personnels et professionnels qu'on peut en retirer !!!

B.B. : que contient le manuel exactement ?

J.F.C. : le manuel technique est très explicite. En plus de la partie texte détaillée pas à pas, on y trouve des photos et des planches-photos claires, résumant visuellement et avec quelques mots ce qu'il faut faire.

De plus je reste disponible pour répondre à toutes les questions. Je suis "derrière" vous, "derrière" mon produit que je connais sur le bout des doigts et qui me passionne toujours autant. Les clients peuvent me contacter :

- par email
- ou en live audio (cam) par Skype.

 

B.B. : une dernière question avant de te quitter. Les personnes ne résidant pas en France peuvent-elles trouver facilement tous les produits nécessaires dans leur pays ?

J.F.C. : elles ne trouveront peut-être pas les mêmes marques que celles citées dans la brochure mais des produits similaires se trouvent partout en grande surface de bricolage et/ou sur Internet.

B.B. : eh bien, Jean-François, un grand merci pour avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions.
J'espère que cette interview donnera à ceux et celles qui nous liront, l'envie de s'approprier cette technique originale et pourquoi pas, d'en faire une activité professionnelle à part entière.

J.F.C. : Tout à fait ! Cette technique étant encore très peu connue, il y a encore beaucoup de places à prendre ! Merci à toi également. Je reste bien sûr à la disposition des internautes pour tout complément d'information.

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